Mairie de Bethoncourt Site officiel de la commune

Touriste et Patrimoine

Patrimoine

1. Les mines de fer
puits de mine

Elles font l'objet de toutes les attentions de l'Association de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine et ont bénéficié de l'expertise du Professeur MORIN spécialiste en paléontologie.

Ces mines sont situées dans la forêt communale dans la pointe nord de celle-ci sur une ligne de failles de type karstique. Afin de préserver ce site remarquable et à la fois mieux le faire connaître des habitants, la ville a décidé d'entamer une démarche de classement en zone naturelle protégée.

Bethoncourt possédait les meilleures mines de fer de la région et alimentait toutes les fonderies du secteur (Chagey, Audincourt…).

Son exploitation se faisait par des puits qui avaient entre 1 et 3 mètres de diamètre et jusqu’à 40 mètres de profondeur. Des galeries horizontales, mal étayées et sources d’accidents mortels, permettaient de retirer le meilleur minerai de la région.

Ce minerai était amené dans un lavoir ou patouillet (encore existant), sorte d’écluse sur la Lizaine entre Bethoncourt et Bussurel. À cet endroit stratégique le minerai était lavé de la terre qui retenait les petits nodules de fer, avant de partir pour les fonderies, après séchage.

Les ouvriers, principalement des paysans, venaient faire un travail difficile, dangereux mais source de revenus supplémentaires. Les galoches qu’ils portaient aux pieds sont à l’origine du nom Golutch's, qui est le nom donné aux habitants de Bethoncourt.

Le minerai de fer se présente sous la forme d'une petite motte de terre truffée de petites billes de métal tendre.
Lavoir à minerai

patouillet

En 1883, une statistique montre que la mine de Bethoncourt est une des meilleures du département, avec un rendement de 45% d’une fonte de très bonne qualité et quelques 50 ouvriers travaillaient à l’extraction.

En 1884, l’exploitation atteignit son rendement maximum avec 43 000 quintaux métriques.

En 1850, l’exploitation se fait sur encore 300 hectares.

Mais, à partir du milieu du XVIIIème siècle, la concurrence étrangère et en particulier celle de l’Écosse, avec un minerai de moins bonne qualité mais d’un prix de revient trois fois inférieur, provoqua la décadence des forges.

En 1886, la fermeture des hauts fourneaux de Chagey et d'Audincourt mit fin à l’exploitation minière de Bethoncourt et du Pays de Montbéliard.

 

2 . Le temple

 

Il s'agit du plus vietempleil édifice « daté » de Bethoncourt, puisque la pierre au-dessus de l'une des portes d'entrée affiche comme date 1775. Mais il faut attendre 1778 pour l'inauguration et la mise en service de ce nouveau lieu de culte.

Les circonstances de la construction: le temple succède à une très vieille église antérieure à la Réforme, qui serait selon certains historiens, temple-1

une des plus vieilles église du Pays de Montbéliard. Elle est donnée au culte protestant au milieu du XVIème siècle. Elle est située au Grand Bethoncourt dans une sorte d'impasse (aujourd'hui rue de la Vieille Église), au pied d'une falaise et à proximité de sources. On propose au Pasteur Pierre-Christophe Morel un lieu de culte provisoire, en l'occurrence la salle de l'école. Celui-ci refuse et exige une salle plus grande. Face à l'incapacité du village à répondre à cette revendication, le Pasteur cesse de dire le culte pendant les travaux, soit 3 ans.

Les autorités de la Principauté de Montbéliard se rendent alors à Bethoncourt pour choisir un emplacement pour le nouveau lieu de culte. Le site occupe une position centrale, entre les deux Bethoncourt. Le problème est la proximité de la Lizaine, qui ne manquera pas d'inonder le temple lors de ses crues.

Le but de la reconstruction est aussi d'obtenir un temple capable de contenir toute la population Bethoncourtoise (autour de 350 habitants à cette époque), ce qui n'était plus le cas du précédent lieu de culte. Il faut attendre février 1778 pour l'inauguration du temple. Pourtant le temple n'est pas encore définitivement achevé : il lui manque encore une cloche et une horloge.

 

3 . La cloche
cloche

Dans un premier temps, on utilise la cloche de la « vieille église ». Elle est pendue dans le clocher du nouveau temple le 30 avril 1779. Trois ans plus tard, le village décide d'en faire fabriquer une plus imposante, digne du clocher. Elle est fondue le 12 octobre 1782, et pendue une semaine après, à côté de la première. le clocher comporte donc deux cloches. La seconde pèse 408 kilos et vaut 1230 livres. Aussi, la communauté est obligée d'emprunter 1000 livres pour s'acquitter de cette facture.

On peut y lire « Soli Deo Gloria » et l'année (« Anno IHS 1782 »), le nom du fondateur (FPAI) «Thouvenot ».

Cette cloche à faillit finir en canon 11 ans seulement après sa fabrication, puisque les autorités françaises, à la fin de l'année 1793, appliquèrent dans le « Pays de Montbéliard » tout juste réuni à la France, la loi qui veut qu'il n'y ait qu'une cloche par clocher.

Heureusement, c'est la cloche provenant de la vieille église qui a été dépendue. Une horloge à aiguille sera posée en 1786.

 

4 . L’horloge

Le mécanisme de l’horloge
horloge

Il s’agit du mécanisme de l’horloge du temple, posée dans le clocher en 1786. Cette horloge possède une particularité : elle est à aiguille unique.

Elle a été commandée à un artisan-horloger d’Éloie, en Alsace (aujourd’hui Territoire de Belfort), le 9 avril 1786.

Le prix de l’horloge s'élevait à 350 livres, payées par la communauté d’habitants de Bethoncourt. La pose intervient le 30 mai 1786, soit à peine un mois et demi après la commande. Bien que trois emplacements aient été effectivement creusés dans la partie supérieure du clocher, deux cadrans seulement sont installés.

Ils ne possèdent qu’une aiguille, celle des heures. La lecture de l’heure est donc approximative. Les quelques horloges existantes dans les campagnes avoisinantes de l’époque étaient semblables.

C’est la première horloge du village. Son installation démontre la volonté de maîtriser le temps. En effet, la présence d’un tel instrument dans un village n’est pas chose courante à la fin du XVIIIème siècle, puisque les temples du Comté de Montbéliard en sont souvent dépourvus. Jusqu’alors, l’heure était évaluée d'après la position du soleil. La plupart des villages voisins ne se dotent d’une « horloge publique » qu’au début du XIXème siècle.

L’horloge sonne les heures et les demi-heures et il faut la remonter tous les jours. Cette tâche est dévolue au maître d’école, qui sert de sacristain au Pasteur, car il a également la charge de sonner la cloche et d’entonner les cantiques pendant les cultes au XVIIIème siècle.

Le mécanisme de l’horloge, garanti un an par l’artisan, a fonctionné parfaitement pendant près de 170 années, comme peuvent en témoigner certains Bethoncourtois qui se souviennent y avoir lu l’heure dans les années 1950.

Aujourd’hui, c’est une autre horloge qui occupe le clocher. Elle a été installée dans le cadre des importants travaux de restauration du temple effectués au cours de l’année 1994. À cette occasion, l’ancien mécanisme à été installé dans le hall de l’Arche.

Pour revenir à l’horloge, c’est à présent un mécanisme électronique qui lui a redonné vie, avec des cadrans neufs qui indiquent l’heure. Pourtant, le progrès n’a pas totalement occulté le passé, puisque le principe de l’aiguille unique a été conservé, ainsi que le rythme de la sonnerie, toutes les demi-heures. En 1995, un troisième cadran a été ajouté, dans la niche creusée et jamais utilisée jusqu’alors.

 

5 . Le lavoir
lavoir

Construit sur une commande du Conseil Municipal en 1838, le lavoir avait deux fonctions distinctes : Laver le linge et abreuver le bétail.

Il se compose en deux parties :lavoir

  • Les trois bassins à l’arrière et en contre-bas étaient déstinés au lavage du linge.
  • Un bac semi-circulaire en bord de route servait à abreuver les bêtes.

Les intempéries et les aléas du temps avaient dégradé progressivement ce vestige de la vie d’antan.

Des travaux de rénovation ont été entrepris en 2015, il a retrouvé sa splendeur d’autrefois.

 

6 . Le Puits
puitspuits

Probablement construit à la même période que le lavoir, il a été creusé à plus de 30 mètres de profondeur, sa source est la même que celle du lavoir. La profondeur de ce puits s’explique par le dénivelé géographique entre ces deux constructions.

Ce puits alimentait en eau les habitants du haut du village, jusqu’à l’arrivée de l’eau courante en 1930. Il a cessé progressivement d’être utilisé à partir de cette date.

Il est le dernier puits existant de la commune, tous les autres ont été détruits, bouchés, séchés.

En cours de rénovation, ce puits hors fonction sera mis en valeur par un éclairage intérieur et une réféction de sa maçonnerie.

 

7 . La pomme Jean Colin
pomme

D’après l’histoire locale, la pomme Jean COLIN est née d’un semis de hasard dans le jardin du Docteur Jean Colin de Bethoncourt.

Il semble que cette variété soit apparue à la fin du 19ème siècle. Sa rusticité a fait qu’elle a été adoptée sur tout le département.

Cette belle pomme est reconnaissable à ses longues stries plus ou moins compactes.

Très bonne pomme de moyenne conservation caractérisée par une chair rose sur près d’1 cm sous la peau.

Quelques compléments d’informations dans ce blog : Croqpom.doubs.over-blog.com

 

8 . Le blason de la ville
blason

(D’après le registre des délibérations du Conseil Municipal – délibération n°312 du 18 octobre 1973)

« Choix d’un blason pour la commune. Monsieur le Maire expose à l’assemblée que depuis quelques mois, il a demandé à des spécialistes régionaux en études héraldiques de faire plusieurs esquisses de blasons pouvant rappeler la vocation de notre commune dans le passé et dégager son orientation future.

La municipalité a opéré une sélection et retenu le blason décrit ci-dessous par Messieurs Sauldubois et Mulhenheim qui est soumis à l’agrément du Conseil Municipal.

Explication du blason :

Description héraldique des armoiries de Bethoncourt : D’AZUR au soleil levant d’or à sept rais issant de dextre à senestre, chargés d’un B de même, qui sont la cité nouvelle.

Coupé en champagne de gueules, chargé de deux bars d’or adossés, qui sont le Comté de Montbéliard.

Soutenu à dextre et senestre d’épis de blé d’or et d’un rameau de chêne de même, réuni par un listel d’argent au retroussé d’azur portant en sable Bethoncourt

Le Conseil à l’unanimité. »

 

9 . La fontaine Diane de Gabies
fontaine

Fontaine installée dans le Petit Bethoncourt en 1870, elle porte le nom de la statue qui surplombe le lavoir, c’est la reproduction d’une sculpture grecque « Diane de Gabies ». Cette sculpture vient de la « Fonderie J.J. DUCEL » installée à Pocé-sur-Cisse (Indre et Loire), en activité de 1810 à 1878 et qui a employé jusqu’à 400 personnes en 1835.

 

 

 

 

 

Personnalités liées à la commune

Charles-Albert Costa de Beauregard

Jérôme Gaillardet, géochimiste (Institut de physique du globe, Paris)

Raymond et Lucie AUBRAC

Jean Colin

 

Notes et références

– La Route des Communes

– Association Bethoncourtoise pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine local